Le musée Sisi de Vienne offre un regard intime sur l’une des impératrices les plus fascinantes de l’histoire, dépassant le mythe romantique pour révéler la femme complexe et souvent tragique qui se cache derrière la couronne.
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Principales attractions de Vienne
Découvrez la grandeur de l’histoire impériale de l’Autriche au cœur de la ville, un lieu incontournable pour tout visiteur.
C’est ici que les choses deviennent un peu confuses pour les visiteurs qui viennent pour la première fois. Le palais de la Hofburg est un immense complexe impérial composé de 18 ailes, 19 cours et plus de 2 600 pièces, qui abrite de nombreux musées, bureaux gouvernementaux et institutions culturelles. Le musée Sisi n’est qu’une partie spécifique de ce palais tentaculaire.
Ainsi, bien qu’ils ne soient pas exactement « identiques », vous ne pouvez pas visiter le musée sans entrer dans le palais. La bonne nouvelle, c’est que votre billet pour la Hofburg vous donne automatiquement accès au musée Sisi et aux appartements impériaux. Vous n’avez donc pas besoin d’acheter des entrées séparées pour ces zones connectées, ce qui facilite grandement les choses.
Ceci est important car vous pouvez voir d’autres entrées dans le complexe de la Hofburg qui mènent à des musées complètement différents, comme le Trésor impérial ou l’École espagnole d’équitation. Ces musées nécessitent des billets séparés.
Il ne s’agit pas d’un musée typique rempli d’objets poussiéreux et impersonnels. Au contraire, le musée se concentre sur quelque chose de bien plus puissant : des objets qu’Elisabeth a réellement touchés et utilisés tous les jours.
Vous y verrez sa célèbre boîte d’aquarelles, sa trousse médicale de voyage de 63 pièces (nous y reviendrons !) et la reconstitution de son luxueux wagon de chemin de fer. On y trouve aussi ses époustouflantes robes de deuil et les bijoux qu’elle portait après la tragédie de son fils. Ce ne sont pas seulement des « objets », ce sont des fenêtres sur une vie bien plus difficile que ne le suggèrent les contes de fées.
C’est un film à voir absolument si vous voulez comprendre l’être humain qui se cache derrière la couronne.
Élisabeth de Bavière est devenue impératrice d’Autriche à l’âge de 16 ans lorsqu’elle a épousé l’empereur François-Joseph en 1854. Mais ce qui fait résonner son histoire 170 ans plus tard, c’est qu’elle n’a jamais voulu ce poste.
Imaginez une princesse à l’esprit libre, élevée dans la campagne bavaroise, montant à cheval et écrivant de la poésie, soudainement projetée dans la formalité étouffante de la cour des Habsbourg. L' »étiquette espagnole » qui régit Vienne fait de chaque repas, de chaque conversation, de chaque instant une performance. Élisabeth se rebelle de toutes les manières possibles.
Elle est devenue importante non pas à cause de ce qu’elle a fait en tant qu’impératrice, mais à cause de ce qu’elle représentait.
Elle a peut-être été la première célébrité moderne, obsédée par le maintien de sa beauté grâce à des régimes extrêmes et à des exercices physiques épuisants. Elle gardait une taille de
Son influence s’étendait au-delà de la vanité. Élisabeth a défendu l’autonomie hongroise, contribuant à l’obtention du compromis austro-hongrois de 1867. Elle a appris couramment plusieurs langues (dont le hongrois, ce qui lui a valu les faveurs de cette moitié de l’empire). Ses poèmes, cachés pendant des décennies, révèlent un esprit politique aiguisé qui critique les privilèges de l’aristocratie.
Mais ce qui a véritablement cimenté sa légende, c’est la tragédie. Son fils unique, le prince héritier Rudolf, meurt dans un meurtre-suicide en 1889. Élisabeth ne s’en est jamais remise et n’a porté que du noir pendant les neuf années qui ont suivi. En 1898, un anarchiste italien la poignarde avec une lime aiguisée alors qu’elle monte à bord d’un bateau à Genève. Sisi meurt à 60 ans, après avoir passé la majeure partie de sa vie d’adulte à essayer d’échapper à la cage créée par son titre.
Le complexe de la Hofburg est en fait une petite ville, de sorte que d’autres trésors sont disséminés dans l’ensemble, que vous pouvez explorer avant ou après le musée Sisi.
À quelques minutes de marche, vous trouverez
Le musée est ouvert tous les jours de l’année, y compris les jours fériés, de 9h00 à 17h30.
Mais c’est là que le bât blesse : la dernière admission a lieu à 16h30, soit une heure avant la fermeture.
Si vous utilisez le GPS, recherchez « Michaelerplatz 1, 1010 Wien » ou « Hofburg Kaiserappartements ».
Pour s’y rendre:
L’entrée se trouve sous le Michaelerkuppel (dôme de Saint-Michel) sur la Michaelerplatz. C’est important car la Hofburg a plusieurs entrées et se tromper d’entrée vous coûtera 10 minutes d’errance confuse.
Une fois arrivé sur la Michaelerplatz, entrez directement dans la rotonde sous le dôme vert. La billetterie et l’entrée se trouvent à l’intérieur de cette cour, et non au niveau de la rue.
Vous passez le contrôle de sécurité (contrôle des bagages), puis vous arrivez au guichet. Après avoir acheté ou scanné votre billet, vous passerez les tourniquets. C’est votre point de non-retour, ce qui nous amène à un point essentiel : utilisez les toilettes avant d’entrer.
Il n’y a pas de toilettes à l’intérieur du musée ou des appartements impériaux.
L’audioguide n’est pas seulement inclus, il est essentiel. Sans lui, vous regardez les objets avec un contexte minimal.
Comment l’obtenir? Lorsque vous achetez votre billet, un audioguide portable vous est automatiquement offert. Il n’y a pas de frais supplémentaires, c’est inclus dans le prix d’entrée.
Options linguistiques: Le guide audio est disponible en 14 langues, dont l’anglais, l’espagnol, l’allemand, le français, l’italien, etc. Il vous suffit d’indiquer votre langue préférée lorsque vous prenez l’appareil en main.
Alternative numérique: Si vous préférez utiliser votre propre appareil, téléchargez l’application « ivie » avant votre arrivée (c’est l’application touristique officielle de Vienne). L’application comprend la visite audio du musée Sisi, à laquelle vous pouvez accéder avec votre billet. Apportez vos propres écouteurs pour cette option, car le musée n’en fournit pas pour l’application. C’est de toute façon plus hygiénique et vous obtiendrez probablement une meilleure qualité sonore que les écouteurs standard du musée.
L’audioguide comprend des récits d’historiens, des extraits de la poésie d’Elisabeth et des explications sur le symbolisme de certains objets. Certains objets, comme sa seringue de cocaïne ou ses bijoux de deuil, n’ont aucun sens sans ce contexte.
Il est conçu pour vous mettre mal à l’aise. La première salle présente le masque mortuaire d’Elisabeth et une réplique de la lime aiguisée qui l’a tuée. L’éclairage est discret, presque sombre. La scénographie utilise des couleurs sombres et des espaces intimes plutôt que de grandes salles.
Vous ne trouverez pas ici beaucoup d’informations sur les victoires militaires, l’expansion territoriale ou les triomphes diplomatiques. Vous découvrirez plutôt les troubles alimentaires d’Élisabeth (elle se nourrissait essentiellement de jus et de viande crue), sa probable dépression et son anxiété, ainsi que son recours à la poésie pour écrire des satires brutales sur sa belle-mère et la cour des Habsbourg.
Le musée présente son équipement de gymnastique, ce qui semble banal jusqu’à ce que vous compreniez qu’il était scandaleux d’installer des anneaux de gymnastique dans les appartements impériaux. Il montre sa trousse médicale de voyage avec une seringue de cocaïne, qui révèle comment elle s’automédicait pour soulager ses douleurs chroniques et ses problèmes de santé mentale. On y voit ses bijoux de deuil en jais et en onyx, symboles du chagrin permanent qu’elle portait après le suicide de son fils.
Si vous vous attendez à une grandeur digne de Versailles ou à de vastes collections de joyaux de la couronne, vous risquez d’être déçu. Mais si vous voulez comprendre le coût humain de l’enfermement dans une vie que vous n’avez pas choisie, c’est tout à fait possible.
Soyez réaliste dans votre planification. Si vous voulez lire les plaques et écouter correctement l’audioguide, prévoyez 60 minutes pour la seule section du musée Sisi, puis 30 à 45 minutes pour les appartements impériaux. Durée totale : 90 minutes à 2 heures.
Vous pouvez vous précipiter en 40 minutes si vous vous contentez de jeter un coup d’œil aux objets et si vous sautez la majeure partie de l’audio, mais vous passerez à côté de l’essentiel. Le musée Sisi est axé sur la narration ; le parcourir rapidement le transforme en une collection aléatoire de vieilles robes et de meubles.
Non. Un seul billet couvre à la fois le musée Sisi et les appartements impériaux. Ils font partie du même itinéraire et vous les visitez l’un après l’autre.
Non. Rangez votre appareil photo. Ils sont très stricts à ce sujet. Il est interdit de prendre des photos ou des vidéos dans les salles historiques afin de protéger les textiles sensibles à la lumière et de maintenir la foule en mouvement dans les couloirs étroits. Si vous essayez de prendre une photo en cachette, la sécurité vous en empêchera et cela gâchera l’ambiance. Profitez simplement de l’instant avec vos yeux.
